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La pompe à insuline pour le contrôle du diabète

Bien que la pompe à insuline existe depuis plus de 20 ans et que  près de 18% des diabétiques de type 1 aux États-Unis l’utilise pour la gestion de leur diabète, on estime que seules environ 300 personnes diabétiques l’utilisent au Québec. Toutefois, on observe une augmentation marquée de la demande et de l’intérêt depuis la dernière année. En général, ce sont surtout les personnes atteintes de diabète de type 1 qui en sont porteurs, bien qu’elle puisse aussi convenir à certains diabétiques de type 2 sous insulinothérapie.

La pompe à insuline est un instrument médical programmable de distribution d’insuline rappelant la taille d’un télé-avertisseur.  Elle est portée en permanence à l’extérieur du corps, reliée à la personne par un mince tube et un cathéter flexible sous la peau.  Ceci permet le contrôle de l’infusion en continu de l’insuline pour les besoins physiologiques des cellules (débit basal) et l’administration de l’insuline pour les besoins additionnels (bolus), comme les besoins alimentaires (bolus repas) ou les corrections lorsque la glycémie est trop élevée (bolus de correction).

Parce que les doses peuvent être ajustées et réajustées aux besoins précis de chaque personne, la thérapie sous pompe permet un meilleur  contrôle sur la glycémie et ainsi à long terme le maintient d’une bonne qualité de vie des patients.

Voici quelques avantages généralement observés lors de la bonne connaissance de l’utilisation de la dite pompe:
• Les réactions hypoglycémiques sont moins sévères et moins fréquentes.
• Les périodes d'hyperglycémie sont plus courtes et moins fréquentes.
• L’amplitude de la variation des glycémies est réduite (glycémies plus stables), ce qui contribue à un plus grand bien-être physique et psychologique (stabilisation des humeurs).
• La dose d’insuline à administrer au repas est fonction de la nourriture ingérée et non le contraire (diminution de la prise de poids par trop de correction alimentaire lors d’hypoglycémies).
• Plus grande flexibilité dans les heures de repas tout en conservant  le contrôle glycémique.
• Amélioration souvent observée de l’hémoglobine glyquée (A1c), ce qui est reconnu comme indicateur d’une diminution des risques de complications à long terme liées au diabète.
• Diminution des besoins en insuline (de 10 à plus de 50% selon les personnes).
• L’utilisation d’une insuline ultra-rapide permet une plus grande prévisibilité et rapidité d’absorption comparativement aux insulines de plus lente action.

Parmi les inconvénients, notons principalement:
• Les coûts d'achat et d'entretien (couverture d'assurance adéquate suggérée).
• Utilisation d’un seul type d’insuline donc un minimum souhaitable de 6 glycémies quotidiennes.
• Les cétones sanguines apparaissent plus rapidement en cas d'hyperglycémie (6 à 8 heures si aucune insuline infusée).
• Le port permanent de l'appareil sur soi (sauf pour de courtes périodes d'une heure environ).
• Le port de la pompe peut être perçu comme un signe extérieur de la maladie.

Pour une réussite de la thérapie, la personne doit être motivée, maîtriser le décompte des glucides et prête à prendre en moyenne 6 glycémies par jour (un peu plus au début), ceci en étroite collaboration avec son équipe en diabétologie

Si cette thérapie vous intéresse, contactez votre centre en diabétologie qui en discutera plus longuement avec vous ou parlez-en avec votre médecin de famille.

Johanne LeBel, infirmière spécialisée
Centre régional du diabète
Cité de la Santé de Laval

Parution 31 janv. 1er fév. 2004


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